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L’Université de Paris se dote du premier système national d’analyse métabolique à haut débit des fluides biologiques chez l’Homme par résonance magnétique

Dès octobre 2019, l’Université de Paris et sa plateforme MétaboParis-Santé, sera doté du tout nouveau système, dénommé IVDr, dédié à l’analyse des fluides biologique chez l’Homme. Le système permet d’obtenir automatiquement la composition des principaux métabolites présents dans le sang et les urines grâce à la résonance magnétique. L’information obtenue reflète l’expression génétique, intrinsèque à chaque individu, et l’empreinte externe liée par exemple à l’effet de l’environnement sur la santé. Ce système est un nouveau pas franchi vers la médecine personnalisée. Le potentiel de la technique, basé sur le même principe que l’IRM, est en cours d’exploration. Ce système est d’ores et déjà capable d’identifier les marqueurs présents dans les maladies métaboliques rares ou orphelines, depuis le nouveau-né à l’adulte. Il sera possible, par exemple, de réaliser un profil caractéristique de pathologies comme l’endométriose et de proposer un diagnostic pour un individu par rapport à des groupes témoins, de suivre, ou pourquoi pas de prévoir, l’évolution de la réponse de volontaires à de nouveaux traitements contre des cancers comme les lymphomes, de découvrir des marqueurs de l’effet de l’exposition de la population à des polluants de l’environnement, … Première plateforme française à bénéficier du système IVDr, MétaboParis-Santé sera une vitrine nationale et un centre de référence de l’activité. Le système permettra d’analyser chez l’homme des échantillons de plasma, sérum et urine en générant automatiquement un rapport contenant l’identité et la concentration des principaux métabolites présents dans l’échantillon en moins de 15 min. Les analyses d’urine permettront de mieux caractériser les maladies métaboliques en mesurant les concentrations d’environ 150 métabolites. Les analyses de sang permettront, par exemple, de permettre une meilleure évaluation des risques cardio-vasculaires en établissant un profil lipidique contenant 115 paramètres, plus détaillé que celui fourni par les laboratoires d’analyse biologique classiques. L’université de Paris a déjà établi des premiers partenariats avec des hôpitaux franciliens (Hôpital Necker-Enfants Malades, Hôpital Européen Georges Pompidou, Hôpital Cochin-Port Royal, Hôpital Saint-Louis) afin d’utiliser et de valoriser cette technologie. Dans un avenir que l’on peut espérer proche, la technologie devrait trouver sa place en milieu hospitalier et en laboratoire d’analyse biologique de routine. Une cérémonie d’inauguration sera organisée en décembre 2019 au Campus Saint-Germain (45 rue des Saints Pères) et suivie dans l’après-midi d’un symposium national, organisé en partenariat avec la société Bruker, dédié aux applications cliniques de la technique.

Remerciements : Action soutenue par la région Île-de-France, l’Université Paris Descartes, le CNRS et l’INSERM.

Avancement des travaux

En vue de l’accueil du nouvel équipement de métabolomique, des travaux d’envergure sont réalisés au sein de la plateforme. Retrouver ici l’avancement des travaux à travers des photos, des animations et de courtes vidéos.

Après le quench

La première phase du « quench » peut être impressionnante car tout l’hélium liquide s’évapore instantanément. Quelques heures après, l’azote liquide s’échappe encore. Vous pouvez visualiser le givre formé sur les tuyaux au contact de ce gaz très froid.

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